mercredi 2 avril 2008

Ode à Chaïbia TALAL, Quatre ans déjà !!!!

A propos du Tableau "LES MUSICIENS" cédé aux Enchères...

Je me joins à tes musiciens
pour crier mon chagrin
je fais savoir haut ma colère
tant qu'un Beau Livre, au moins,
ne réunisse tes chefs-d'oeuvre,
histoire de toute une vie...
toi qui as tant donné !
tes MUSICIENS hagards
ont perdu la voix
tes admirateurs en restent cois.


Qu'il tonne ou qu'il vente,
tes rires remplissent l'air
"Qu'à celà ne tienne !
ne broyez pas du noir !
cette couleur là,
je l'ai bannie de ma palette
regardez mes couleurs vives...
elles m'ont chanté
et enchanté
m'ont accompagné pour l'éternité..."


Chaibia...
tes personnages n'ont d'yeux que pour toi
magnifiés par ta bonne foi
Tu chantonnais pour les habiller
Tu souriais pour les maquiller
Tu applaudissais chaque fois que tu les embellissais
Tu les fascinais par ton sens de l'équité
les bijoux étaient à leur goût
pour acquiescer ils semblaient s'incliner
en réponse, tes grands yeux noirs larmoyaient...


Quand tu leur tenais compagnie,
tu les amusais ;
normal, ils faisaient partie de ta vie :
tu leur contais des Hajjayates d'antan
tirées de ton registre bien garni
tu les tenais en haleine
ils t'écoutaient
te souriaient
te chantaient pour te remercier
leur musique ne s'est jamais arrêtée


Samedi 29 mars, lors d'une vente aux enchères
un de tes chefs-d'oeuvre "LES MUSICIENS" fut exposé
Que faire ? rire ou pleurer ?
J'ai fait les deux ! Pitié !
Tu étais là, je le sentais !
Tes " MUSICIENS " ont monté le ton
avant d'aller se reposer
Entre quelles mains vont-ils passer ?
Peu importe !
C'est toujours pour toi qu'ils font la fête !...

Fouzia ALAMI
Casablanca, 02 avril 2008

lundi 11 février 2008

samedi 2 février 2008

LA REVEUSE

Je m'adresse aux nuages
qui naviguent dans le ciel
d'une allure majestueuse
ils frôlent sous leur passage
mes rêves de gamine
et soupirs d'incomprise
qui croit fort
en l'amour ce pudique
déchiqueté à jamais par des mains steriles
ignorant la douceur
et le goût de fraicheur
jaloux de la sève ardente qui coule dans mon être
des merveilles spirituelles qui guident mes sens
rouges de stupeur les nuages déferlent
des larmes fines, pour calmer mon coeur
de cette arrogance dont se plaint tout mon corps
laissant une entorse
dans le ciel ombragé.

Fouzia ALAMI

POUR NE PAS QUITTER LE PARADIS...

Je ne vais pas jouer la même comédie
le premier qui a pietiné les règles du jeu
s'est vu out !
se verra out
jouera du feu
le fruit
avec toute sa beauté
tout son parfum
ne risque pas de m'énivrer
je fais
comme si je l'ai consommé
le sejour
à lui seul suffit
avec l'ange
que j'ai choisi pour la vie
une seule histoire dejà suffit
sur terre,
le combat se joue
des figurants
des comédiens
des païens
font couler du sang pour rien
la leçon d'Eve
peuple encore mes rêves...


Fouzia ALAMI

mardi 11 septembre 2007

Salman EZZAMMOURY, le maître incontesté du suspense photographique

Salman EZZAMMOURY, l'Artiste Photographe...

Ce Tétouanais de souche, nous subjugue par la frénésie de ses photographies, par son talent à poser et à imposer son regard pétillant pour hisser la photographie et la faire (re)connaître au delà des frontières.
Salman, photographe marocain installé depuis plus de vingt ans en Hollande a fait le tour du monde muni de son objectif magique, son"troisième oeil", pour immortaliser l'homme autant dans sa joie que dans sa peine.

A propos de "OWN EXPRESSION", l'Oeuvre :

Salman le maître incontesté du suspense photographique,
le photographe inimitable du frisson artistique,
le sculpteur émérite des mythes,
nous tient en haleine...

La fascination de l'artiste derrière son objectif capte des scènes palpitantes où l'homme reste au centre de ses préoccupations, il peut le grandir d'un simple déclic ! Il y réussit magistralement...
Ses photographies en noir et blanc nous saisissent par la profonde humanité qu'elles dégagent, sur terre ou sur mer ; ses scénarios s'enchaînent de plus en plus captivants, à nous couper le souffle...
Dans la présente série l'artiste prend le temps et change de cap : il se place lui-même au-devant de son objectif ; dans son jardin secret, à travers les vestiges de ses voûtes, on retrouve l'homme dans toute sa grandeur.
Imposant, libéré, Salman nous livre dans ses autoportraits ou dans ses esquisses de portraits les secrets de sa "forêt vierge".
EZZAMMOURY se déchaîne, sort le poing pour bousculer les normes préétablies. Notre artiste sculpte pour son plaisir et pour le nôtre des photographies d'une rare beauté, forgeant ainsi les principes d'un art photographique moderne où l'homme, piégé, se fraie un espace pour sortir de sa carapace ; Salman laisse libre cours à sa fantaisie, à sa poésie, à son génie photographique...

Bravo Salman, ce détour valait bien le déclic !

Fouzia ALAMI,
Artiste photographe et critique d'art
Casablanca le 9 Septembre 2007

mardi 19 juin 2007

AU-DELÀ DES MURS DE BRITEL....DES MURMURES.../Photographies

Face à face avec les murs
Britel se faufile entre leurs souvenirs
à l'aide de son boitier magique,
il enregistre leurs maints soupirs
notre artiste arpente les ruelles
pour savourer leur bleu azur
ou se réchauffer devant leur teinte ocre.
Le silence qu'ils renvoient l'enivre
d'Essaouira, de Chefchaouen ou de Paris,
chaulés ou décrépis
ils s'imposent en géants
chargés d'histoire...
l'artiste photographe nous rapporte leurs douleurs
En poussant les barrières
il nous peint leurs secrets
sur le film du temps
ils nous seront
des étenels présents.

Fouzia ALAMI, mars 2002
"Les murs" de Driss BRITEL

A JAMAA LAFNA, NADIM OUVRE LE BAL / Exposition de Photographies

Sans tutus
ni ballerines
la place féerique
se prête au jeu de Nadim
avec la pénombre
comme toile de fond
la pluie déploie
tout son orchestre
les flaques font la fête
Nadim y perd la tête
le sol fébrile
en livre ouvert
continue à inscrire
des pas
venus des cinq continents
le fouler
c'est marquer le temps
chaque séquence
n'a pas de précédent
notre photographe fasciné
impose la dance
chorégraphie jouée de nuit
des silhouettes
s'envolent à bicyclette
d'autres tuent le temps
hassan capte les indifferents
dans sa valse
sous le rythme Gnaoui
pour nous soufler sa mélodie
ses photographies
respirent l'alchimie !

Fouzia ALAMI, Avril 2000
Exposition tenue à l'Institut Français de Marrakech